Affaire Bettencourt : Sarkozy devant le juge
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Point noir dans la retraite lucrative de Nicolas Sarkozy. L'ancien président de la République est attendu jeudi matin à Bordeaux dans le bureau du juge Jean-Michel Gentil en charge de l'affaire Bettencourt, avec risque d'une mise en examen pour abus de faiblesse au détriment de l'héritière de l'Oréal Liliane Bettencourt.
Possible mise en examen
Cette convocation intervient après que le juge ait recueilli des éléments lui permettant de soupçonner un possible financement illicite de sa campagne de 2007, voire des remises de fonds ultérieures, grâce de l'argent appartenant à Liliane Bettencourt. Parmi les questions que se pose le juge, il y a celle de savoir si Nicolas Sarkozy a lui même perçu de cet argent. la remise d'enveloppes de billets à des hommes politiques étant, à en croire certains membres du personnel, une habitude bien ancrée chez les Bettencourt du vivant de l'ancien ministre André Bettencourt, décédé en novembre 2007. Le rôle qu'aurait pu jouer Patrice de Maistre dans l'affaire dans les activités politiques de l'ancien président de la République reste lui aussi à définir. Il y a en effet un doute sur la possible utilisation d'une partie des 4 millions d'euros en provenance d'un compte appartenant à la milliardaire que l'ancien homme de confiance de Liliane Bettencourt avait fait revenir de Suisse.
Nicolas Sarkozy très confiant
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Selon son entourage, Nicolas Sarkozy est très confiant avant cette audition, poursuivant normalement ses activités : l'ancien président était ainsi mercredi à Londres pour une conférence. Son avocat Thierry Herzog a passé tout ce début de semaine aux côtés de Jean Tiberi comme conseil de l'ancien maire de Paris pour son procès en appel dans l'affaire des faux électeurs du Vème arrondissement. D'autres ennuis judiciaires pourraient cependant guetter l'ex-président. Une enquête préliminaire sur les sondages commandés par l'Élysée pendant sa présidence a en effet été ouverte, tandis que deux autres enquêtes sur de possibles financements occultes de campagne électorale, la sienne en 2007 et celle d'Édouard Balladur en 1995, pourraient le menacer.
Avec AFP
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